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SEACOP V - Projet de coopération portuaire
Contribuer à la lutte contre le commerce maritime illicite et les réseaux criminels associés en Amérique latine, dans les Caraïbes et en Afrique de l’Ouest.

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Objectif

SEACOP vise à contribuer à la lutte contre le commerce maritime illicite et les réseaux criminels associés sur l’axe transatlantique, dans le respect des droits de l’Homme.
  • 5 M€
    BUDGET
  • 04/05/2021
    DEBUT DU PROJET
  • 30 mois
    DUREE

Enrayer les flux illicites

Le trafic de marchandises illicites, y compris la drogue, est un phénomène international à l’impact dévastateur sur le développement social et économique ainsi que sur la santé publique.

Orchestré par des groupes criminels transnationaux opérant sur différents continents et souvent impliqués dans d'autres activités criminelles (ex : enlèvement, blanchiment d'argent, etc.), ce trafic constitue une source importante de financement du terrorisme, déstabilisant davantage la stabilité et la paix mondiales. Il s’agit d’un phénomène difficile à enrayer en raison de sa nature évolutive.

L'une des routes principales de flux illicites à travers l’Atlantique part de l'Amérique latine jusqu’en Europe, en passant par les Caraïbes et l'Afrique de l'Ouest. Face à la flexibilité du trafic maritime transatlantique et à l’adaptation constante des méthodes, ressources et itinéraires de transport des réseaux criminels, il est primordial de cibler ces routes de trafic transrégionales de manière cohérente et simultanée et d'anticiper les effets de déplacement des zones ciblées, en tenant compte des environnements criminels complexes et des points de convergence criminels dans toutes les régions du monde.

Programme des flux illicites globaux de l’Union européenne

De l’origine à la destination, les pays situés le long des itinéraires de trafic illicite subissent souvent des conséquences néfastes qui affectent la vie quotidienne. Favorisant la violence et la corruption et sapant la bonne gouvernance, le trafic illicite met en péril la sécurité nationale et la prospérité économique, entraîne des problèmes de santé publique et cause des dommages environnementaux importants.

C’est pourquoi, en novembre 2019, la direction générale de la coopération internationale et du développement de la Commission européenne a lancé le Programme des flux illicites globaux de l’Union européenne (GIFP), un programme-cadre qui soutient la lutte contre la criminalité organisée sur les routes illicites transrégionales qu’il s’agisse de stupéfiants, de la circulation de précurseurs chimiques, de trafic d’armes, de la criminalité liée aux espèces sauvages ou des flux financiers illicites.

 

 

Dans le cadre de ce programme, SEACOP V travaille aux côtés des autorités d'Amérique latine, des Caraïbes et d'Afrique de l'Ouest, en étroite coopération avec les agences de l'UE luttant contre la criminalité transnationale et assurant la sécurité des frontières.

 

La mise en œuvre du projet bénéficie de l’expertise et du soutien de CIVIPOL (France), Policia Judiciaria (Portugal), United Kingdom Border Force - UKBF (GB), direction générale des douanes et droits indirects - DGDDI (France), direction de la coopération de sécurité et de défense - DCSD (France), Maritime Analysis and Operation Centre  - Narcotics - MAOC-(N), National Crime Agency - NCA (GB) et l'agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes - FRONTEX.

Objectif du projet SEACOP V

L'objectif global de SEACOP V est de soutenir la lutte contre le trafic maritime illicite et les réseaux criminels associés – dans le respect des droits de l'Homme dans les pays et régions ciblés – afin d'atténuer leurs impacts négatifs sur la sécurité, la santé publique et le développement socio-économique.
 

Plus précisément, SEACOP V vise à :

renforcer l'efficacité du réseau de renseignement maritime et de contrôle maritime/fluvial SEACOP, d’un point de vue géographique et technique ;

intégrer de manière durable les connaissances et le savoir-faire sur les menaces et les interdictions maritimes émanant des routes transatlantiques de trafic illicite dans les curricula nationaux et régionaux ;

améliorer la coopération et le partage d'informations aux niveaux national, régional et transrégional, y compris avec EUROPOL et FRONTEX.

Continuité avec les actions précédentes

SEACOP V est la cinquième phase du Projet de coopération portuaire, lancé en 2010. Elle fait suite à SEACOP I, II, III et IV, quatre phases financée par l'Union européenne et mises en œuvre par un consortium dirigé par la FIIAPP. À ce titre, SEACOP V vise à intégrer, consolider et étendre les résultats obtenus dans les quatre premières phases du projet.


Alors que les phases précédentes de SEACOP se concentraient essentiellement sur le trafic de drogue - en particulier de la cocaïne - cette 5ème phase vise à lutter de manière plus globale contre la criminalité transnationale organisée et le commerce illicite connexe. Conformément à la stratégie de l'UE en matière de drogue 2021-2025, le projet accordera la priorité à la coopération internationale entre les autorités responsables de la sécurité des frontières et de la lutte contre le crime organisé, en mettant l'accent sur le profilage et le partage de renseignements.

SEACOP V explorera également de nouveaux partenariats (en Côte d'Ivoire, en Gambie, en Uruguay et au Paraguay notamment) et de nouvelles thématiques tels que les crimes environnementaux et les flux illicites transatlantiques liés, ainsi que le développement de modules de formation régionaux durables axés sur le trafic.
 

Pour en savoir plus, consulter le site du projet : https://illicitflows.eu/fr/projets/seacop/

Suivez le projet sur Twitter : @SEACOPEU