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SHIELD - Projet de lutte contre les engins explosifs improvisés et contre la prolifération des armes légères et de petit calibre dans le Golfe de Guinée
Projet
Publié le
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Date de début du projet
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État
En cours
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Date de fin du projet
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Montant (euro)
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1 M
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Pays et région
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Bénin, Côte d'Ivoire, Ghana, Togo, Afrique
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Bailleurs
Face à la menace djihadiste venant du Sahel, le Bénin, le Togo, le Ghana et la Côte d’Ivoire sont soutenus, via le projet SHIELD, pour lutter contre les engins explosifs improvisés ainsi que la prolifération des armes légères et de petit calibre.
Une approche centrée sur des actions de formation et de sensibilisation
Face à la double menace que représentent la prolifération des engins explosifs improvisés (IED) et celle des armes légères et de petit calibre (ALPC), le projet SHIELD vise à renforcer durablement les capacités humaines des forces de défense et de sécurité intérieure (FDSI) du Bénin, du Togo, du Ghana et de la Côte d’Ivoire. Il s’inscrit dans un contexte d’extension de l'action des groupes armés terroristes, depuis l'espace sahélien vers les régions septentrionales.
À cet effet, nous associons les différents acteurs amenés à intervenir dans les zones exposées : armée, police, gendarmerie, eaux et forêts, douanes et forces spéciales. Le projet a été conçu autour de trois niveaux d’intervention complémentaires.
1. Formation des personnels spécialisés
Le projet permet d’abord de former les personnels spécialisés, notamment les démineurs et les gestionnaires de stocks d’armes, avec l’objectif de permettre aux autorités nationales de transmettre ensuite ces compétences de manière autonome.
2. Formation des primo-intervenants
Des formations sont également proposées aux primo-intervenants pour identifier une menace et à sécuriser une zone dans l’attente des spécialistes. Ces formations s’appuient notamment sur un partenariat avec la Direction de la coopération de sécurité et de défense (DCSD) et sur les écoles nationales à vocation régionale (ENVR), dont le Centre de perfectionnement aux actions post-conflictuelles de déminage et de dépollution (CPADD) et l’Académie logistique au Bénin.
3. Entraînements tactique
Des entraînements tactiques sont ensuite organisés dans les pays concernés afin de mettre en pratique les compétences acquises et de renforcer la coordination entre les différentes forces.
Sensibilisation des populations
En parallèle, des actions de sensibilisation aux risques liés aux engins explosifs sont déployées à destination des populations vivant dans les zones les plus exposées. Elles s’accompagnent d’un renforcement des capacités des autorités locales à poursuivre ces actions dans la durée.
Ces activités bénéficient notamment de l’expertise de l’ONG Mines Advisory Group (MAG).
Au-delà des équipements, renforcer les compétences
Ces dernières années, les États du golfe de Guinée ont reçu d’importantes dotations en équipements pour lutter contre la menace des engins explosifs improvisés. Mais ces livraisons n’ont pas toujours été accompagnées de formations suffisamment approfondies : souvent centrées sur la prise en main du matériel, elles ont moins couvert les compétences techniques et tactiques nécessaires à son utilisation sur le terrain.
Le risque est double : des équipements parfois sous-utilisés faute de personnels suffisamment qualifiés, et une dépendance qui perdure vis-à-vis des appuis extérieurs. En misant sur trois niveaux complémentaires (formation des spécialistes, formation des primo-intervenants et entraînement tactique conjoint), le projet SCHIELD cherche précisément à combler l’écart entre les équipements disponibles et les compétences nécessaires à leur utilisation.
La formation de formateurs joue également un rôle clé : elle doit permettre de transmettre les savoir-faire dans la durée et de renforcer l’autonomie des pays partenaires, malgré la forte rotation des personnels dans ces filières spécialisées.
Faire de la coordination entre les forces un levier d’efficacité
Le choix d'associer l’ensemble des forces de défense et de sécurité (armée, police, gendarmerie, eaux et forêts, douanes, forces spéciales) plutôt que de concentrer l'appui sur les seules unités militaires spécialisées, répond aux réalités du terrain : en zone frontalière, la menace liée aux engins explosifs improvisés comme la circulation des armes légères et de petit calibre mobilisent en effet plusieurs institutions, et l'efficacité opérationnelle dépend largement de leur capacité à se coordonner sous une chaîne de commandement commune.
C'est tout l'enjeu du troisième axe d’intervention du projet : il ne s’agit pas d'empiler des formations mono-corps mais de développer, par l'entraînement conjoint, des pratiques et des réflexes communs indispensables sur le terrain.
Le recours privilégié aux écoles à vocation régionale, via le partenariat avec la DCSD, présente à cet égard un double avantage : il inscrit la montée en compétence dans un dispositif pérenne et déjà reconnu par les États de la région, tout en favorisant des dynamiques de coopération bilatérale et régionale.
Mieux coordonner les interventions dans la région
Le projet vient compléter plusieurs initiatives déjà présentes dans la région. Une coordination étroite avec ces dispositifs est donc essentielle pour éviter les doublons et renforcer la complémentarité des interventions.
Sur le volet civil, une attention particulière sera portée à la coordination avec l’Initiative de l’Union européenne pour le golfe de Guinée, notamment sur la gouvernance sécuritaire, la prévention de l’extrémisme violent et la sensibilisation des populations dans les zones frontalières.
Sur le plan opérationnel, le projet veillera également à la complémentarité avec les détachements de partenariat militaire opérationnel (DPMO) déployés par les armées françaises. Expertise France intervient principalement sur la structuration des capacités et la formation initiale, tandis que les DPMO assurent un accompagnement plus continu des unités sur le terrain.
Enfin, des échanges réguliers avec les autres partenaires actifs sur les engins explosifs improvisés (C-IED) et les armes légères et de petit calibre (ALPC) — partenaires européens, agences des Nations unies et ONG spécialisées — permettront de mieux coordonner les interventions et d’éviter les chevauchements.
Objectifs de développement durable
ODD16 - Paix, justice et institutions efficaces
Promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et inclusives aux fins du développement durable, assurer l’accès de tous à la justice et mettre en place, à tous les niveaux, des institutions efficaces, responsables et ouvertes à tous
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