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Rethinking Plastics – Circular economy solutions to marine litter
Réduire les déchets plastiques et des déchets marins en Asie de l’Est et du Sud-Est – Appui à une transition vers une économie circulaire dans la région

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Objectif

Le projet « Rethinking plastics » a pour objectif d’appuyer la transition vers une économie plus circulaire et la réduction des déchets plastiques et marins dans sept pays d’Asie de l’Est et du Sud-Est.
  • 9,9 M€
    BUDGET
  • 15/05/2019
    DEBUT DU PROJET
  • 36 mois
    DUREE

Co-financé par l’Union européenne et le ministère allemand de la coopération et du développement (BMZ) et mis en œuvre conjointement par la GIZ et Expertise France, le projet « Rethinking plastics » a pour objectif d’appuyer la transition vers une économie plus circulaire et la réduction des déchets plastiques et marins dans sept pays d’Asie de l’Est et du Sud-Est, à travers des actions de renforcement de capacités, d’échanges de bonnes pratiques et le financement de projets pilotes.

La pollution plastique en milieu marin, un défi mondial

Dans un contexte d’urbanisation, de développement économique et de changement des habitudes de consommation et de production, l’utilisation du plastique à usage unique a augmenté de manière exponentielle ces dernières années. En parallèle, les systèmes de gestion des déchets continuent, eux, à manquer d’efficacité, par exemple en termes de tri sélectif, de collecte, de recyclage, de valorisation énergétique et d’élimination des déchets, notamment les déchets d’emballage.

Ces tendances contribuent largement à la pollution marine, qui est une menace grandissante sur les écosystèmes marins et le secteur de la pêche, ainsi que sur le secteur touristique.

Les déchets marins, dont les équipements de pêche abandonnés, affectent près de 800 espèces dans les environnements marins et côtiers. Aujourd’hui, 60 à 90% des déchets marins sont composés de plastique, surtout de produits en plastique à usage unique et d’emballages. En 2010, il était estimé que 5 à 13 millions de tonnes de déchets plastiques sont déversés dans les océans chaque année. Les micro-plastiques sont une préoccupation particulière, car leur potentiel de toxicité, dont le niveau est encore assez méconnu, est potentiellement très important. Comme ils contaminent différents niveaux de la chaine alimentaire ainsi que l’eau potable, ils sont potentiellement dangereux pour l’environnement, et la santé humaine, notamment au niveau du système endocrinien.

L’Asie de l’Est et du Sud-Est fait partie des régions majoritairement touchées par la pollution plastique dans les océans et par ses impacts sur la biodiversité. En 2017, l’Asie représentait 50% de la production mondiale de plastique, la Chine en produisant à elle seule 29%. En comparaison, l’Union européenne (UE) comptait pour 18,5%, où le tri sélectif et le taux de recyclage a augmenté ces dernières décennies au sein des pays membres. Cependant, une partie de ces déchets plastiques de l’UE ont été exportés dans plusieurs pays d’Asie de l’Est et du Sud-Est.

Une plus grande collaboration entre l’UE et ses partenaires de la région dans le cadre du projet « Rethinking plastics » permettra donc de faire émerger des opportunités mutuelles sur ces sujets.

Développer une économie plus circulaire pour relever ce défi

La plupart des acteurs gouvernementaux, du secteur privé, du milieu académique et de la société civile estiment qu’une transition vers une approche circulaire pour la gestion des déchets plastiques est nécessaire. Les pays d’Asie de l’Est et du Sud-Est, ainsi que l’Union européenne (UE) font déjà partie d’accords multilatéraux tels que les résolutions de l’Assemblée des Nations Unies sur l’Environnement concernant la pollution marine, la gestion des déchets et le plastique à usage unique, ainsi que le plan d’action du G20 sur la pollution marine, adopté en 2017 sous la présidence allemande. Œuvrer pour une transition vers une économie plus circulaire fait également partie des moyens d’atteindre les objectifs de développement durable (ODD).

En Asie de l’Est et du Sud-Est, de nombreuses initiatives nationales et locales ont été lancées pour réduire la pollution des océans par les plastiques. En 2018, les chefs d’Etat et de gouvernements des pays membres de l’ASEAN, mais aussi la Chine et le Japon, ont adopté la déclaration des dirigeants d’Asie de l’Est sur la lutte contre les déchets plastiques dans les océans. En juin 2019, les pays membres de l’ASEAN ont ensuite adopté la déclaration de Bangkok pour la réduction des déchets marins, notamment via une économie plus circulaire.

En 2018, la Commission européenne a présenté l’ambitieuse stratégie européenne pour les plastiques dans une économie circulaire. Cette stratégie fait partie d’un plan d’action européen lancé en 2015, visant à ce que d’ici 2030, tous les emballages plastiques sur le marché européen soient réutilisables ou recyclables. Pour y parvenir, la stratégie prévoit une meilleure prévention et gestion des déchets plastiques, une expansion des capacités de recyclage et une demande accrue du marché pour les plastiques recyclés. Cette stratégie inclut également de renforcer la coopération internationale de l’UE sur l’économie circulaire et la prévention de la pollution marine.

Par ailleurs, l’UE a adopté en 2019 une nouvelle directive interdisant l’utilisation de certains produits plastiques à usage unique d’ici 2021 (notamment les pailles, coton-tige, assiettes et couverts). Cette directive européenne accroit la responsabilité des producteurs, augmente les objectifs de collecte sélective et la sensibilisation vis-à-vis des produits plastiques à usage unique.

Rethinking Plastics, un programme mis en œuvre par la GIZ et Expertise France

Le programme « Rethinking plastics – Circular economy solutions to marine litter » vise à relever le défi des déchets plastiques et de la pollution marine en Asie de l’Est et du Sud-Est, via la mise en place d’une étroite collaboration entre l’Union européenne (UE) et les pays partenaires. Il est doté de six composantes :

1) Appuyer le dialogue politique entre l’UE, les organisations régionales (e.g. l’ASEAN) et les pays partenaires sur le sujet de la production de plastique et la gestion des déchets, notamment sous le prisme de l’environnement, de la pêche et de l’industrie ;

2) Améliorer la gestion des déchets plastiques, via la mise en place d’une hiérarchie des déchets, notamment à travers la responsabilité étendue des producteurs (REP) et la mise en œuvre de systèmes de consigne ;

3) Favoriser la consommation responsable et la production durable de plastique, notamment via l’éco-design (afin d’augmenter les taux de réutilisation et de recyclage des produits), la mise en place de standards pour le plastique recyclé et les alternatives au plastique ;

4) Réduire les déchets plastiques provenant d’activités marines, notamment via l’amélioration de  la gestion des déchets des navires dans les ports, des accords avec les pêcheurs pour qu’ils ramassent des déchets et qu’ils mettent en place des actions pour éviter les rejets de matériel de pêche en mer ;

5) Renforcer les politiques d’achats verts, notamment via des échanges de bonnes pratiques et des formations entre pairs avec le Japon et Singapour ;

6) Mettre en place des actions de sensibilisation à destination des acteurs publics et des citoyens, sur les enjeux liés à la consommation de plastique et ses impacts sur l’environnement

 

La mise en œuvre a débuté mi-mai 2019, avec une phase de démarrage de 6 mois ayant pour but :

• L’identification des besoins spécifiques à chaque pays, en étroite collaboration avec les parties prenantes locales, nationales (en premier lieu les ministères de l’environnement et les transports) et régionales;

• L’élaboration d’un plan d’action pour chaque pays partenaire et sa validation par les contreparties.
 

Dans la phase de démarrage mais aussi tout au long de la mise en œuvre, les contreparties locales, nationales et régionales seront étroitement associées aux différentes activités. Les synergies avec les autres initiatives existantes seront également favorisées, afin d’éviter les doublons et maximiser les impacts.

 

Un dispositif de mise en oeuvre commun à la GIZ et Expertise France

L’équipe de coordination régionale GIZ/Expertise France du projet est basée à Bangkok. Des équipes nationales sont situées en Chine, en Indonésie, aux Philippines et en Thaïlande, déployées par la GIZ, et une équipe au Vietnam, basée à Hanoi et Ho Chi Minh Ville, par Expertise France.

La GIZ, agence allemande de coopération internatonale, est en charge :

• sur le volet géographique, de l’atteinte de l’ensemble des résultats en Chine, en Indonésie, aux Philippines et en Thaïlande ;

• de la mise en œuvre des résultats 1, 2, 3 et 6 au niveau régional

Expertise France, agence française de coopération technique internationale, est en charge :

• de l’atteinte de l’ensemble des résultats au Vietnam ;

• des résultats 4 et 5 au niveau régional.