Expertise France intervient pour favoriser la prise en charge des femmes victimes de violences

09/03/2015

Le programme européen EUROsociAL, dont la thématique Justice est coordonnée par Expertise France, apporte une attention particulière à la violence faite aux femmes et appuie, dans plusieurs pays d’Amérique latine, la mise en place de politiques publiques visant à lutter plus efficacement contre ces violences. Au Honduras, Expertise France intervient au côté de ses partenaires espagnol et italien pour la mise en œuvre d’un protocole de prise en charge intégrale des victimes.

Le projet associe des acteurs de la justice (Cour suprême, ministère public), des affaires sociales (ministère du Développement et de l’Inclusion sociale) et de la santé.

L’objectif : assurer que l’ensemble des acteurs concernés intervienne de manière coordonnée pour que les femmes victimes de violences soient prises en charge de façon complète :

  • juridique : mesures de protection et poursuites ;
  • sanitaire : soins et médecine légale ;
  • sociale : suivi par des travailleurs sociaux.

Ce projet s’appuie également sur l’expérience de création d’un Centre d’assistance et de protection des droits de la femme (CAPRODEM) ouvert en mars 2014 dans la capitale Tegucigalpa, avec le soutien du programme EUROsociAL de l’Union européenne (voir la fiche de présentation du CAPRODEM en espagnol).

L’Amérique latine est l’une des régions du monde où les femmes sont les plus exposées à la violence. L’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) estime qu’un quart des femmes de la région sont touchées par diverses formes de violence. Ces violences sont la cause première de décès chez les femmes de 15 ans à 49 ans, avant le cancer, le paludisme et les accidents de la route. Si les pays de la région n’ont cessé de renforcer leurs législations, notamment par le biais de la transposition de conventions internationales et régionales, en particulier la Convention interaméricaine sur la prévention, la sanction et l'élimination de la violence contre la femme, dite « Convention de Belém do Pará », le chemin à parcourir pour éradiquer ces phénomènes est encore long et les obstacles nombreux.

Au Honduras, l’un des pays les plus violents du monde hors zone de conflits, les femmes plus encore qu’ailleurs sont les premières victimes d’actes violents, qui s’exercent dans l’espace public mais encore plus dans la sphère privée.

En savoir plus sur le programme EUROsociAL

Projet EUROsociAL sur les violences de genre

Article rédigé par Xavier Cousquer
Mars 2015

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