Le numérique au service de la santé : retour sur les enjeux de la e-santé

03/04/2017

Aujourd’hui, de nombreux pays du Sud s’engagent sur la voie de la e-santé afin d’améliorer l’accès aux soins de leurs populations, comme le montre le travail de recensement effectué par l’Observatoire de la E-santé dans les pays du Sud. Le 22 mars, Pierre Traineau, directeur de CATEL, est revenu pour Expertise France sur les enjeux actuels dans ce secteur.

Stéthoscope et téléphone mobile
Crédit et source : Luis Llerena

Potentiellement applicable à tous les domaines médicaux et médico-sociaux, la « e-santé » a des limites encore mal définies : elle englobe la télémédecine, mais aussi la télésanté, la « m-santé » (mobile health)... Plus moyen que fin en soi, la e-santé a pour ambition de favoriser l’usage du numérique dans le secteur de la santé afin d’améliorer la qualité et l’accès aux soins. Cela peut passer par la mise en place d’un dossier médical informatisé comme par la réalisation de consultations médicales à distance (téléconsultation), ou encore par le recueil de données médicales via des objets connectés au domicile des patients (télésurveillance).

Par l’abolition des distances, la e-santé doit permettre de renforcer l’efficience des systèmes de santé. Elle participe également à un meilleur aménagement du territoire et permet de réduire les déplacements – et la nuisance écologique associée.

Par exemple, en partenariat avec CATEL, Expertise France appuie la Tunisie dans la mise en œuvre du volet « e-santé » de la stratégie nationale Tunisie Digitale 2020 : par l’usage du numérique, ce projet doit permettre de faciliter l’accès aux soins sur l’ensemble du territoire, y compris dans les régions excentrées et au-delà des simples espaces hospitaliers.

Néanmoins, la e-santé est confrontée à de nombreux défis, et notamment celui de coordonner des acteurs aux compétences et aux besoins multiples afin de :

  • Formuler un projet médical ;
  • Identifier la technologie adéquate ;
  • Définir un modèle économique pérenne ;
  • Garantir le respect des droits des patients ;
  • Favoriser l’appropriation par les professionnels de santé et les usagers ;
  • Evaluer le projet de manière scientifique et indépendante.

Cet écosystème pluridisciplinaire nécessite donc une gouvernance adaptée, en mesure de piloter et de coordonner les différentes facettes du projet.

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