BURKINA FASO / Renforcer l’hygiène hospitalière avec PRISMS

07/06/2017

Le Projet de prévention du risque infectieux et sécurité en milieu de soins (PRISMS) vise à renforcer la qualité et la sécurité des soins au Burkina Faso via une amélioration de l’hygiène hospitalière. A terme, il doit permettre une meilleure prise en charge des patients et une meilleure protection du personnel soignant, contribuant ainsi à augmenter le niveau de confiance des usagers.

L’hygiène hospitalière, une préoccupation majeure

Un déficit d’hygiène en milieu de soins entraîne un risque d’infections nosocomiales pour les patients et un risque de transmission des agents infectieux pour les soignants. Bien que ne disposant pas de statistiques récentes, les pratiques constatées – comme entre autres le manque de matériel et de consommables d’hygiène dans les établissements de soins, le manque d’eau potable et ou parfois de sources d’eau – laissent présager une fréquence importante de ces risques au Burkina Faso.

PRISMS a donc été co-construit avec le ministère de la Santé burkinabè, l’Organisation mondiale de la santé, les CHU de Montpellier et Bordeaux ainsi que le Groupe d’étude sur les risques d’exposition des soignants (GERES) pour contribuer au renforcement du système de santé burkinabè à travers la mise en place et ou le renforcement des « précautions standards » dans les différents centres hospitaliers du Faso.

Renforcer et diffuser les meilleures pratiques d’hygiène

Mis en œuvre par Expertise France, PRISMS doit notamment permettre d’harmoniser et de standardiser les pratiques d’hygiène dans 23 centres hospitaliers, mais aussi de renforcer le dispositif réglementaire, d’améliorer les capacités nationales de supervision et la coordination entre autorités centrales et déconcentrées et décentralisées. Il vise également à sensibiliser et à former le personnel soignant, afin de pérenniser l’action entreprise.

PRISMS - Améliorer la sécurité du patient au Burkina Faso

D’une durée de 30 mois, ce projet est financé par l’Union européenne, avec un cofinancement français, pour un montant global de 3,7 M€ (2,4 milliards FCFA).

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